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L’immobilier au Québec : à quoi doit-on s’attendre en 2022 ?


Photo de Jan Walter Luigi / Unsplash

Le marché de l’immobilier a connu des sommets inégalés depuis le début de la pandémie. En 2021, le prix médian d’une maison unifamiliale au Québec a atteint le niveau record de 362 000 $, soit une hausse de 24 %. Des prix justifiés par les conséquences de la crise sanitaire tels que le niveau plancher des taux d’intérêt hypothécaires et la hausse du revenu disponible de nombreux ménages durant cette deuxième année de pandémie.


Après avoir affiché une croissance de 6,2 % en 2021, les prévisions économiques démontrent que la croissance économique au Québec devrait être plus modérée de 3,3 % en 2022. Quelles seront les conséquences sur le marché de l’immobilier?


Un ralentissement des mises en chantier au Québec

Le déficit de logements se fera sentir en 2022. Selon l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) dans ses prévisions pour 2021-2022, il y aura un ralentissement de 18 % de la construction résidentielle l’an prochain : 56 000 mises en chantier à l’échelle de la province en 2022, soit un recul de 18% par rapport à 2021. Il s’agit du premier recul constaté en plus de sept ans.


Une hausse des taux d’intérêt

La Banque du Canada a annoncé plus tôt que prévu une hausse des taux d’intérêt en 2022. Cette hausse va enrayer les pressions inflationnistes liées aux nombreux enjeux engendrés par la crise sanitaire : rebond de la croissance économique, pénurie de main-d’œuvre, coût du carburant et les problèmes d’approvisionnement.


Toutefois, cette hausse des taux d’intérêt arrive à temps pour désamorcer la formation d’une bulle dans la grande région de Montréal. Les conditions de marché demeureront très en faveur des vendeurs et permettront d’éviter toute chute des prix.


Une évolution des prix au niveau provincial

Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), l’inflation des prix de l’immobilier sera freinée dès l’an prochain, principalement en raison de la hausse récente trop rapide des prix des maisons.


Avec la hausse attendue des taux d’intérêt, l’APCIQ prévoit qu’il en coûtera 360 $ de plus par mois pour financer une maison achetée au prix médian dans la région montréalaise.


Après des augmentations de prix de 13 % et de 23 % en 2020 et 2021, l’APCIQ s’attend à une variation de prix de seulement 3 % à l’échelle de la province en 2022. Parmi les raisons de cette variation : la part du paiement hypothécaire chez les acheteurs du Grand Montréal frôle les 40 % du revenu disponible, dépassant ainsi celui enregistré en 1989 lors de la précédente bulle immobilière.


Sources :

APCHQ - Prévisions 2021-2022 du secteur de la construction et de la rénovation résidentielles au Québec

APCIQ - De la surchauffe ardente de 2021 à la normalisation forcée du marché immobilier québécois en 2022



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